14 juin 2006

L'avis de la presse Parisienne


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L'avis de la presse

Le Figaro Magazine - Katrin Betz :

Voilà une des plus belles transpositions contemporaines du mythe de Carmen, restitué dans un nouveau décor, le Sénégal d'aujourd'hui. Un cadre enchanteur : musique et danse africaines, scènes et costumes aux couleurs chatoyantes apportent un rythme et une photographie envoûtants.

Figaroscope - Françoise Maupin :

N'hésitant pas à faire un crime de lèse-Bizet, le cinéaste a fait appel exclusivement pour la musique à des artistes comme le saxophoniste de jazz David Murray ou les Africains Doudou N'Diaye Rose et Julien Jougat. Du coup, les comédiens et les danseurs s'en donnent à coeur joie.

Studio - Sophie Benamon :

Très fidèle à l'essence de la nouvelle de Mérimée, ce film saisit par son exacerbation du charnel et la formidable interprétation de Djeïnaba Diop Gaï, dont c'est le premier film.

Synopsis - Michel Eltchaninoff :

Cette Karmen africaine n'est jamais caricaturale, elle est seulement colorée et tragique.

Chronic'art - Yann Kerloc'h :

De par le décalage exotique d'avec Bizet et grâce à ces moments vraiment singuliers de comédie musicale, le film trouve un ton unique qui en fait presque l'unique raison d'être.

Cine Live - Bérénice Balta :

Entre chatoyance, danses et chants africains, une relecture hardie, mais parfois un peu opaque, du mythe de Carmen.

Aden - Philippe Piazzo :

On retrouve ici une veine engagée qui (...) fait écho aux films radicaux de la blaxploitation des années 1970. (...) Joseph Gaï Ramaka a placé sa Karmen dans un contexte social d'une singulière actualité.

Le Nouvel Observateur - G.L :

(...) atmosphère irréelle d'une tragédie musicale, fiévreuse et colorée dans ses meilleurs moments, et parfois, agaçante et naïve.

Les Echos - Anne Coppermann :

Entre kitsch, folklore et authentique puissance, elle (Carmen) hésite. Le spectateur aussi, parfois laissé en route, car le scénario accumule ellipses et maladresses, parfois fasciné par l'altière beauté et la sensualité de l'interprète principale, Jeïnaba Diop Gaï. La musique, intense, prenante, sauve l'ensemble.

Première - Jean-Jacques Bernard :

On pourra jouir de la beauté de l'héroïne, de l'énergie à revendre des scènes de danse et de volupté. Ou s'irriter de la photographie bien léchée, façon « froufrous de boubous ». Reste à savoir l'opportunité de cette production pour le peuple sénégalais.

L'Humanité - Michel Guilloux :

(...) Karmen démontre en creux que le cinéma d'un continent de la misère n'est pas voué au misérabilisme et que la pauvreté dans laquelle il s'étrangle (...) est bien économique pour cet art qui est aussi une industrie.

Monsieur cinéma : un fiilm musical flamboyant en terre africaine :

Librement adapté de l’Opéra Carmen, crée par Georges Bizet en 1875, ce premier film enthousiasmant du cinéaste africain Joseph Gaye Ramaka respire la vitalité à pleins poumons. Il crée une nouvelle forme de cinéma, vivante et pulsionnelle, grâce à l’extraordinaire présence de son actrice principale, Jeïnaba Diop Gaï. Il faut voir la scène d’ouverture ou Karmen danse en tapant du pied et en vibrant des hanches, vêtue d’une robe rouge vif, provoquant d’un regard de défit la directrice de la prison. Dès ces premières images, Jeïnaba Diop Gaï est la force centrifuge du film. Autour d’elle, une assemblée de femmes encourage cette danse vengeresse qui ressemble à une déclaration de guerre faite à l’oppression. Toutes ces femmes, qui représentent en fait les chœurs de l’opéra de Bizet, dansent et chantent autour de Carmen des chants tirés du Folklore et de la tradition africaine avec une joie de vivre infatigable, ultime arme contre l’oppresseur.

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Posté par ramaka à 12:10 - Commentaires [1] - Permalien [#]

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